Résolution thermique : 256, 384 ou 640 ? Ce que ça change vraiment
Lorsqu’on compare des appareils thermiques, la résolution du capteur est souvent le premier critère mis en avant.
256, 384, 640… plus le chiffre est élevé, plus le produit est cher — mais est-ce toujours justifié ?
Dans cet article, nous allons expliquer ce que représente réellement la résolution thermique, ce qu’elle change concrètement sur le terrain, et à partir de quand un capteur 640 a un réel intérêt.
1. Qu’est-ce que la résolution d’un capteur thermique ?
La résolution d’un capteur thermique correspond au nombre de pixels thermiques capables de mesurer une différence de température.
Exemples :
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256 × 192 = 49 152 pixels thermiques
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384 × 288 = 110 592 pixels
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640 × 512 = 327 680 pixels
👉 Chaque pixel est un micro-capteur de température.
Plus il y a de pixels, plus l’image contient d’informations thermiques.
2. Ce que la résolution change réellement
Contrairement à une caméra classique, la résolution thermique n’agit pas sur la “beauté” de l’image, mais sur trois points clés :
🔍 1. La distance d’identification
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À résolution égale, plus la cible est loin, plus elle occupe peu de pixels
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Une résolution élevée permet de conserver une silhouette exploitable à longue distance
🔎 2. Le zoom réellement utilisable
Le zoom numérique ne crée pas de détails.
Il agrandit les pixels existants.
👉 Plus la résolution de base est élevée, plus le zoom reste exploitable sans dégrader l’image.
🧠 3. Le confort visuel
Une image plus dense :
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fatigue moins les yeux
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permet une lecture plus rapide
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facilite la détection de mouvements subtils
3. Capteur 256 : l’entrée de gamme efficace
Pour qui ?
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Détection à courte et moyenne distance
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Utilisation occasionnelle
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Budget maîtrisé
Avantages
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Suffisant pour repérer une présence
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Appareils compacts et légers
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Consommation réduite
Limites
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Identification difficile à longue distance
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Zoom très limité
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Image rapidement pixelisée
👉 Le 256 permet de savoir qu’il y a quelque chose, mais rarement quoi exactement.
4. Capteur 384 : le meilleur compromis terrain
Le 384 est aujourd’hui considéré comme le sweet spot (meilleur compromis) du thermique.
Pourquoi ?
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Très bon équilibre entre prix et performance
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Zoom numérique encore exploitable
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Identification plus fiable qu’un 256
Cas d’usage idéal
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Chasse active
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Affût
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Observation régulière
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Utilisateur exigeant mais rationnel
👉 Pour beaucoup d’utilisateurs, un 384 bien optimisé est plus pertinent qu’un 640 mal exploité.
5. Capteur 640 : quand le haut de gamme prend son sens
Un capteur 640 n’est pas “trop puissant” — il est souvent surdimensionné par rapport à l’usage réel.
Avantages réels
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Identification à très longue distance
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Zoom numérique confortable
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Image plus fine et stable
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Meilleure lecture des détails thermiques
Mais…
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Prix nettement plus élevé
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Appareils plus lourds
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Exige un très bon traitement logiciel pour être exploité
👉 Le 640 devient réellement intéressant :
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à longue distance
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avec un LRF
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pour une utilisation fréquente et exigeante
6. Le piège du “plus de pixels = mieux”
C’est l’erreur la plus courante.
Deux appareils avec la même résolution peuvent offrir :
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des images très différentes
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des performances opposées par mauvais temps
Pourquoi ?
Parce que la résolution n’est qu’un élément parmi d’autres.
Les facteurs tout aussi importants sont :
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la sensibilité thermique (NETD),
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la qualité de l’optique,
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le traitement logiciel,
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la fréquence d’image,
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la stabilité de l’appareil.
👉 Un 384 avec un NETD < 20 mK peut être plus performant qu’un 640 avec un NETD élevé.
7. Quelle résolution choisir selon son usage ?
Usage occasionnel / budget contenu
➡️ 256
Usage régulier / polyvalent
➡️ 384
Usage intensif / longue distance / précision maximale
➡️ 640
Le bon choix n’est pas le plus élevé, mais le plus cohérent avec ton usage réel.
Conclusion
La résolution thermique est un critère important, mais elle ne doit jamais être analysée seule.
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Le 256 permet de détecter
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Le 384 offre le meilleur équilibre
-
Le 640 exprime tout son potentiel dans des conditions exigeantes
👉 Comprendre ces différences permet d’investir intelligemment, sans payer pour une performance inutile.
🔎 Pour aller plus loin
-
NETD : le chiffre clé que personne n’explique
-
Capteur thermique : comment fonctionne la vision par la chaleur
-
Thermique ou vision nocturne : quelle technologie choisir ?








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